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 « Comment c'était entre ses bras ? Etait-ce mieux qu'avec moi ? »

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Slóann
Edmond-René a le thorax touffu
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MessageSujet: « Comment c'était entre ses bras ? Etait-ce mieux qu'avec moi ? »   Lun 26 Avr - 23:16

Slóann s’était levé d’une humeur exécrable. & je ne mâche pas mes mots ! La migraine qui lui compressait le cerveau n’y était pas pour rien. Le blondinet dans son lit non plus, d’ailleurs. Le jeune homme n’avait aucuns souvenirs de sa soirée, si ce n’est la bouteille de rhum qui était posée sur sa table. Il était environ midi, peut-être un peu plus en fait, lorsque le gringalet émergea de sous la couette. S’étirant pour chasser le sommeil de ses muscles endoloris, il avait senti quelque chose. Quelque chose qui avait frôlé sa jambe. Autant vous dire que ce contact impromptu l’avait complètement réveillé. Il s’était levé d’un coup, trop vite même, puisque la douleur qui lui vrilla la tête le fit doucement gémir & fermer les yeux. Pourtant, reprenant le contrôle, Slóann sortit d’un bond du lit, pour découvrir un corps nu & tiède emmêlé dans ses draps, une tête blonde ressortant plus haut. Slóann fit la grimace & plissa ses yeux clairs, se préparant à ce qui allait arriver. Mais pour faciliter le tout, le jeune homme devança quelques détails. Pour commencer, il bailla. Oui, le matin, il était primordial de bailler, ca aidait à évacuer les rêves tenaces de la nuit – quoi que cette nuit, Slóann en était sûr, il n’avait nullement rêvé. Après quoi le gringalet rassembla les affaires de l’inconnu en un petit tas sur la chaise la plus proche du lit. Enfin, il alla dans la salle de bain, prit un verre d’eau bien froide, & s’approcha d’un pas rapide vers l’étranger. Un sourire irrésistible, quoi que saupoudré de cruauté, illumina les traits fins & anguleux du jeune homme. & c’est non sans une pensée sadique qu’il versa d’un bloc le verre sur la tête du blondinet. Celui-ci s’étouffa dans un grognement de surprise, tandis qu’il se redressait d’un coup, ses grands yeux bleus teintés de surprise cherchant le coupable. Slóann, toujours souriant, ne s’écarta en rien, préférant savourer l’air hébété de l’inconnu. Enfin, lorsqu’il vit que celui-ci était calmé, ou du moins trop effaré pour faire quoi que se soit d’autre, le gringalet parla enfin, de sa voix douce & rocailleuse.

SLÓANN ▬ Tes affaires sont justes là, sur la chaise. Non non, tu ne prendras ni petit-déjeuner ni douche ici. Moi aussi, je suis enchantée d'avoir fait ta connaissance. & oui, je suis navré, tu es probablement un homo refoulé. Le bon point, c’est que tu l’as découvert à temps pour pouvoir le cacher à tout le monde. Non ne t’en fais pas, je ne dirais rien à personne, c’est tellement peu mon style !

Le jeune homme conclu sa tirade d’un délicieux sourire, son regard pétillant posé sur l’inconnu qui lui-même le fixait d’un air stupide, la bouche entr’ouverte comme un poisson hors de l’eau qui tenterait quand même de respirer.

SLÓANN ▬ Hmm par contre c'est pas contre toi hein, loin de là, mais là tu vois j'vais prendre ma douche, alors faudrait penser à se presser un peu. Tu vois c'que je veux dire ?

Toujours sous le choc, le blondinet acquiesça légèrement, sans un mot. Il se leva tel un automate, ramassa ses affaires, & sans même prendre la peine de les enfiler, se dirigea vers la porte. Slóann, qui avait devancé l’étranger, était déjà à côté de la porte. Il l’ouvrit pour laisser passer le grand blond, & le salua d’un sourire exquis avant de refermer la porte en soupirant. Enfin seul putain ! Sans attendre, il alla à nouveau dans la salle de bain, ouvrit la petite boîte à pharmacie où était planqué quelques sachets de cocaïne, d’héroïne & de cannabis, en cas de grosse déprime, plus d’autres sachets d’ecstasy & autres champignons qui font planer. & en dessous de tout ça, les vrais médicaments, si l’on peut dire. Prenant une plaquette d’aspirine, le jeune homme en sortit deux cachets, & à l’aide d’un verre d’eau, les avala. Puis il rangea le tout. Il prit même la peine de ranger la bouteille presque vide de rhum, fit aussi son lit, & satisfait du résultat, pénétra à nouveau dans la salle de bain. Le gringalet fit couler l’eau de la douche, & s’enleva rapidement son seul vêtement, un caleçon de toutes les couleurs, qu’il balança dans le panier à linge sale. Puis il entra dans l’étroite douche, sous le jet brûlant d’eau. Il baissa quelque peu la température, & se laissa aller tout entier, laissant le liquide bienfaiteur apaiser ses souffrances. L’épais brouillard – dû à l’acool – qui empêchait son esprit de fonctionner correctement commencait même à se dissiper. Alors, enfin, un léger sourire étira les lèvres de Slóann, tandis que son épaisse tignasse trempée s’égouttait sur ses épaules, son corps tout aussi dégoulinant. Le jeune homme resta là, sans bouger, les yeux fermés, le corps durement frappé par le puissant jet. Il aurait tout aussi bien pu mourir ici, ça n’aurait rien changé.
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Sölvey
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MessageSujet: Re: « Comment c'était entre ses bras ? Etait-ce mieux qu'avec moi ? »   Mer 28 Avr - 20:47

Sölvey n'était pas de bonne humeur ce jour là. Elle avait encore une fois découché de l'appartement pour une énième fois. Elle avait dormi à l'hôpital car elle était de garde. Rien de bien passionnant en plus. Elle aurait aimé avoir un bon truc à se mettre sous la dent, mais non, rien. Juste quelques points de suture et des prescriptions à deux balles. C'est vraiment injuste, ça tombe toujours sur les autres les bons trucs. En même temps, c'est pas plus mal, elle aurait surement perforé un poumon à un bien-portant et renvoyé chez lui un mourant. Oui, on ne peux pas dire que Sölvey est très douée dans ce qu'elle fait, mais après tout en première année, on n'est jamais hyper douée. Elle se console comme ça. Il était aux alentours de 7h30 quand elle quitta l'hôpital. Ses remplaçantes avaient une demi-heure de retard, ce qui l'énerva encore plus. Elle n'était pas très loin de l'appartement et décida donc de rentrer à pied. Un peu d'air frais ne lui ferait pas de mal.. Et en y réfléchissant un peu.. Une douche non plus. Elle se demandait si son nouveau colocataire allait avait encore une fois ramené un homme à la maison. Oui, un homme. Parce que sur tout les hommes du coin, il avait fallu qu'elle se trouve un homosexuel. Remarques, c'est pas plus mal, au moins, il ne l'a violera pas. Quoi que, on en est jamais venu à la question fatidique : Est-tu bisexuel ou non ?. Merde, elle avait oublié ça. En même temps, cela ne la regardais pas vraiment. Tout ce qu'elle savait, c'est que ce gars était vraiment étrange. Sympathique, mais étrange. Héroïnomane, il était venu à l'hôpital pour se faire soigner, mais rien n'y fait, il ne veut pas de ce foutu traitement, il ne vient pas aux réunions.. Ou alors quand il vient, il est ivre. Ou shooter, ça dépend. Mais en dehors de ça, il est plutôt sympathique. Assez drôle, il faut l'avouer et il ne pose pas cinquante-mille question, il lui laisse son espace. Ouais, ça elle apprécie.

Elle marchait donc le long du trottoirs -non, pas sur le trottoirs, juste à coté. Oui, les trottoirs ça craint, il y a des gens dessus- et commença à s'allumer une cigarette. Aaah, la cigarette du matin, elle l'adorait celle là. Surtout après avoir fait l'amour. Mais là, non, elle n'avait pas fait l'amour. Depuis un petit moment déjà -c'est là qu'elle se rendait compte quand elle travaillait trop- d'ailleurs. Bref, elle s'alluma une cigarette et monta les quelques marches pour arriver à la porte de l'immeuble. Elle pensait s'assoire là tranquillement le temps de fumer, mais un groupe de jeune était dans le coin et ils avaient déjà agressés quelques personnes d'après ce qu'elle avait pû entendre, donc elle ouvrit la porte et décida de monter avec sa cigarette. Elle entendit d'ailleurs quelques cris provenant de ses jeunes dans le genre "Hey mademoiselle.." - elle avait bien fait de monter. Heureusement, il fallait un badge pour rentrer dans l'immeuble. Elle monta les deux étages en espérant que l'alarme incendie ne s'allume pas et une fois devant la porte de son immeuble, elle se rendit compte que quelqu'un sortait. Sauf qu'il était.. bah oui, il était nu. Elle rentra, pris a peine le temps de dire bonjour à Soann et ouvrit la fenêtre pour continuer à fumer tranquillement.

SÖLVEY - Pas mal dis-donc ta conquête de la nuit. Il aime les filles aussi ?

Demanda-t'elle l'air plus ou moins intéressé. En vérité, elle ne l'était pas, elle cherchait juste à savoir si ce type là était quelqu'un avec qui son colocataire voulait une relation sérieuse. En temps que psy, cela lui serait grandement utile !

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Slóann
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MessageSujet: Re: « Comment c'était entre ses bras ? Etait-ce mieux qu'avec moi ? »   Mer 28 Avr - 21:38

SLÓANN ▬ Tu me poses cette questin en tant que psy ou en tant que femme potentiellement intéressée ?

Il avait crié sa réponse de la douche. Bon, il allait l’abréger. Sölvey était là, on ne fait pas attendre les dames, c’est bien connu. Finissant promptement de se laver, le jeune homme sortit de sous le jet chaud d’eau, et chercha des yeux une serviette propre. Un grognement s’échappa d’entre ses lèvres serrées quand il sentit le vent frais qui passait par la fenêtre ouverte. Enfin, il trouva sa serviette ! Il se sécha quelque peu rapidement, puis l’enroula autour de sa taille. Oui, Slóann n’était pas du genre pudique, ca se s’rait su. Le gringalet se passa une main dans ses cheveux encore trempés qui s’égouttaient sur ses épaules. Le corps encore dégoulinant, il s’aventura dans la pièce commune, où il trouva sa colocataire, une clope à la main, près de ladite fenêtre ouverte. Il n’en fallait pas plus au jeune homme. D’un pas léger, il s’avança vers la jolie brunette. Avec autant de délicatesse qu’il était capable, il arracha la cigarette de Sölvey de ses lèvres, pour lui-même la porter à sa bouche. Il ferma les yeux, inspirant profondément.

SLÓANN ▬ Mhh... C'est trop bon, merci.

Enfin, il rouvrit ses yeux si clairs, et les plongea dans ceux de la demoiselle, comme pour la transpercer de son regard si déstabilisant. Un sourire énigmatique illumina ses traits fins & anguleux, tandis que, sentant sa serviette doucement glissée, le ténébreux gringalet la rattrapa de sa main libre. Puis enfin, après plusieurs savoureuses bouffées, sa voix douce et rocailleuse, si envoûtante, interpella à nouveau Sölvey, qui le fixait sans rien dire.

SLÓANN ▬ Dure nuit ?

Elle avait les traits tirés, le visage fatigué. Ca n’enlevait rien à sa beauté naturelle, cependant. Et puis après tout, Slóann avait connu pire. Lui-même avait en cet instant les yeux cernés, l’air décalqué. Mais en même temps, c’était plus une habitude chez lui. Les drogues, ca n’réussit pas trop au teint… Quoi que ça encore, il n’avait pas trop à s’en plaindre, il n’était pas cadavérique comme certains accrocs. Il avait même un certain hâle doré, inhabituel en Islande.
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Sölvey
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MessageSujet: Re: « Comment c'était entre ses bras ? Etait-ce mieux qu'avec moi ? »   Dim 2 Mai - 21:08

Genre, il se croyait malin. Remarque, elle n'était pas tellement mieux avec ses questions débiles sur le blondinet nu qui venait de s'échapper de l'appartement. Sölvey ne fut pas réellement surprise quand Sloann lui demanda si elle parlait en temps que psy ou en temps que femme potentiellement intéressé par la gente masculine. Quelle question. Les deux ! En même temps, il faut avouer que Sölvey n'a pas besoin de chercher bien loin pour se taper des hommes. On ne peux pas dire qu'elle soit un modèle de vertue par rapport à ça d'ailleurs. Oui, les hommes s'enchainaient souvent les uns après les autres, sans aucune conséquence morale. D'ailleurs, elle n'en voulait pas. Pas d'attache, c'est tellement plus simple et plus confortable. Dire bonjour le soir - couché - dire au revoir le lendemain matin ! Elle devait surement tenir ça de son père. D'ailleurs sa grande soeur avait aussi hérité de cet aspect de sa personnalité. Mais les choses allaient surement changés avec la rencontre qu'elle avait fait aujourd'hui. En effet, un jeune et beau garçon/homme était venue à l'hôpital aujourd'hui/hier (?), ils avaient discuter pendant deux longues heures -avant de se faire interrompre par le père de celle-ci- et avaient finis par se donner rendez-vous dans un café du centre. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle sentait que tout allait basculer. Bref, elle regarda son colocataire et lui répondit :

SÖLVEY ▬ Les deux. Alors ?

Sans s'étendre plus, elle attendit patiemment la réponse de son colocataire. Mais le jeune homme ne semblait pas vraiment intéressé par la conversation. Elle n'avait pas eu le temps de fumer un quart de sa clope, qu'il s'en était dejà emparé. Elle ne chercha pas à attendre, il lui faisait le coup tout le temps, alors elle pris le premier paquet à côté d'elle et s'en alluma une autre. Par chance, il ne s'agissait pas de son paquet à elle. Il s'agissait de celui de Sloann, ou de quelqu'un d'autres, à vrai dire, elle s'en fichait, du moment qu'elle pouvait fumer tranquillement. Sloann lui demanda alors si elle avait passé une dure nuit. Le mot était faible. Elle était exténuée.

SÖLVEY ▬ Pas dure. Bien plus que ça. Que des pauvres types qui viennent à l'hôpital simplement pour avoir un peu de compagnie je suppose. Mais j'ai autre chose à foutre que de devenir mère thérésa moi. Par contre, j'ai rencontré quelqu'un aujourd'hui. Je crois qu'il est marié. Enfin, j'en sais rien, mais il à l'air cool. Et puis, il est vieux, genre.. 30 ans. Bon d'accord, c'est pas vieux, mais par rapport à moi, si. Oh, et puis, je sais même pas pourquoi je te parle de ça, tu t'en fiches surement.
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